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L'allaitement maternel

allaitement au sein

Conseillé par l’Organisation Mondiale de la Santé et de nombreux professionnels de la périnatalité, le lait maternel procure de multiples bienfaits au bébé et à sa maman. Quelles que soient vos motivations, nutritionnelles, psychoaffectives, pratiques ou économiques, voire écologiques, la décision d’allaiter reste un choix personnel qui mérite réflexion, sans oublier d’y associer le père…

Le lait maternel : un produit “ sur mesure” !

La composition du lait maternel est variable dans le temps (selon l’âge du bébé, au cours de la journée et pendant la tétée) de façon à s’adapter parfaitement aux besoins physiologiques de chaque enfant.


Le premier lait, appelé “colostrum”, est sécrété durant quelques jours après l’accouchement. Epais et jaunâtre, produit en petite quantité, il est riche en protéines, en sels minéraux et en immunoglobulines (pour lutter contre les infections).


Pendant environ deux semaines, le lait dit “de transition” succède au colostrum : de couleur blanc-orangé, il est plus riche en lipides et lactose (sucre).


Vient ensuite le lait “mature”, de couleur blanc-bleuté, qui possède des propriétés bien spécifiques.
Plutôt liquide au début de la tétée (pour apaiser la soif de bébé), il s’épaissit progressivement.
Il contient moins de protéines que le lait de vache (inadapté au nourrisson !), ce qui le rend plus digeste.

Il est riche en lactose, mais aussi en d’autres types de sucres qui fournissent de l’énergie et régulent la flore intestinale.

La concentration en calcium est moindre que dans les autres laits, mais il est mieux assimilé par le bébé, couvrant ainsi largement ses besoins quotidiens.
Il est composé aussi d’acides gras essentiels (indispensables au développement cérébral), d’enzymes pour digérer les graisses, d’anticorps contre les infections et des principales vitamines (sauf D et K).
Enfin le lait maternel est parfaitement stérile et toujours à bonne température.

Les bénéfices pour le bébé…

Le lait maternel contient l’essentiel des nutriments nécessaires au développement normal du bébé jusqu’à 6 mois, en y associant une supplémentation en vitamines D et K. L’allaitement peut être poursuivi jusqu’à l’âge de 2 ans, ou plus, à condition d’introduire progressivement une diversification alimentaire.


Parfaitement adapté à son organisme, le lait maternel est facilement digéré par le bébé.


Grâce à vos anticorps, il diminue le nombre et la gravité des infections digestives, ORL et respiratoires.


Dans les familles à risques, il assure une protection contre les allergies.


Les nourrissons allaités au sein semblent moins exposés au diabète ou à l’obésité pendant l’enfance et l’adolescence.


Une alimentation variée chez la maman favorise l’apprentissage du goût chez le bébé.


Apaisant pour votre bébé, l’allaitement permet d’établir un lien privilégié avec lui et de renforcer le bien-être psychologique pour vous deux.

Les bénéfices pour la maman…

L’allaitement accélère les contractions de l’utérus qui reprend sa position plus rapidement après l’accouchement.


Il diminuerait les risques de cancers du sein et de l’ovaire, voire d’ostéoporose.


Il favoriserait la perte du poids pris pendant la grossesse.


Au-delà de ces aspects médicaux et des bénéfices psychoaffectifs, l’allaitement maternel permet d’avoir du lait disponible à tout moment, sans préparation et gratuit !

Comment ça marche ?

Toutes les femmes produisent naturellement le lait nécessaire à leur bébé, et ce quelle que soit la taille des seins.


Tout au long de la grossesse, le corps prépare l’allaitement en sécrétant deux types d’hormones (oestrogènes et progestérone) qui maintiennent les glandes mammaires en activité.


A partir du 5ème mois commence la fabrication du colostrum que le bébé pourra recevoir dès la naissance grâce à un réflexe de succion inné.
L’accouchement déclenche la libération, par le cerveau, de deux autres hormones : la prolactine (qui provoque la lactation) et l’ocytocine (qui permet l’expulsion du lait, dénommée “montée de lait”, dans les trois jours après la naissance).


Par la suite, pendant la période d’allaitement, la production de lait se régule automatiquement en fonction des quantités bues par le bébé.


Si vous ne souhaitez pas allaiter, un traitement médical, délivré sur ordonnance, permet de tarir la sécrétion de lait.


Sachez enfin que la prolactine, fabriquée de façon intensive, bloque la fabrication d’hormones sexuelles par les ovaires : les femmes qui allaitent sont ainsi beaucoup moins fertiles. Mais attention : seul un allaitement exclusif et complet (au moins 6 tétées par 24 heures, espacées de moins de 6 heures) a une action contraceptive avant le retour de couches. Cette très ancienne “méthode MAMA” ne permet aucune approximation, au risque de ne pas vous protéger. La prudence conduit le plus souvent à y associer un autre mode de contraception adapté.

En pratique…

Apprentissage et conseils : indispensables !
Bien que phénomène naturel par excellence, l’allaitement maternel ne s’improvise pas… Que ce soit pour vous aider à choisir le mode d’alimentation de votre bébé, compléter votre information, apprendre les bons gestes ou trouver du soutien pendant l’allaitement, n’hésitez pas à prendre contact avec des spécialistes de la périnatalité !

Lors des séances de préparation à la naissance ou pendant la période d’allaitement, les professionnels de santé (médecins, sages-femmes, puéricultrices), à la maternité, en cabinet, dans les centres de PMI ou au sein d’associations, vous guideront pas à pas… 


Quand commencer l’allaitement ?

La première tétée doit avoir lieu le plus tôt possible après l’accouchement. Elle se déroule le plus souvent en salle de naissance, mais il faut laisser le bébé trouver naturellement le sein. S’il n’est pas prêt immédiatement, il ne faut pas le forcer et il vaut mieux attendre le retour dans la chambre.


Combien de tétées par jour ?

Il n’y a pas de nombre limite et aucun intervalle fixe ne doit être respecté : c’est votre bébé qui choisit !
Comptez environ 8 à 12 tétées par 24 heures (y compris la nuit).
Le plus sage est de mettre votre bébé contre vous dès les premiers signes d’éveil, et de commencer à allaiter sans attendre ses pleurs.


Combien de temps dure une tétée ?

Là encore il n’existe pas de règle fixe : si la moyenne se situe autour de 30 minutes, certains bébés tèteront vigoureusement sans s’arrêter (la tétée sera plus courte), quand d’autres prendront plus de temps (en faisant des pauses, en alternant tétées efficaces et succions non nutritives)…
Sachez que plus votre bébé tète efficacement, plus vous fabriquez de lait !


Quelle position choisir pour allaiter ?

Il est important que vous soyez confortablement installée, pour ménager votre dos et permettre au bébé de bien prendre le sein (sans le martyriser !).
De multiples positions existent : essayez-les toutes pour déterminer celles que vous préférez, en sachant que certaines conviennent mieux à des situations particulières (par exemple, la position allongée après une césarienne).
Toutes les explications nécessaires vous sont délivrées pendant votre séjour à la maternité, mais voici quelques exemples en images :

position-allaitement


Comment mettre bébé au sein ?
Quelle que soit votre position, celle du bébé doit respecter plusieurs critères pour que la tétée se déroule correctement :
- Le ventre du bébé est plaqué contre votre corps et son menton enfoui dans votre sein (qui ne doit pas être étiré).
- Sa hanche, son épaule et son oreille sont bien alignées.
- Sa bouche est grande ouverte.
- Ses lèvres font “ventouse” sur une large partie de l’aréole qui est plus visible au dessus de la bouche du bébé qu’en dessous.
- Sa tête est légèrement inclinée en arrière (pour bien avaler) et son nez est dégagé (pour respirer !).

allaitement-maternel

Comment se déroule une tétée ?
Il existe une alternance de séquences nutritives (4 ou 5) et de succions non nutritives appelées “tétouillages”.
En début de tétée le débit est rapide et les déglutitions régulières, puis tout se ralentit progressivement jusqu’à ce que le bébé s’arrête ou s’endorme.
Donnez-lui un sein jusqu’au bout et, en fin de tétée, proposez-lui l’autre qu’il prendra plus ou moins en fonction de son appétit.
Notez bien que le rot n’est pas systématique : tout dépend de la quantité d’air avalée en tétant.
Alternez les seins d’une tétée à l’autre.
Evitez la tétine : sa succion diffère de celle du sein, ce qui peut perturber le bébé et compromettre la mise en route de l’allaitement.


Les critères d’un allaitement sans problème…
Votre bébé est tonique, se réveille spontanément et tète efficacement 8 à 12 fois par 24 heures.
Ses succions sont amples et ses déglutitions régulières.
Il urine abondamment (5 à 6 couches “lourdes” par 24 heures). Les 4 à 6 premières semaines, il fait au moins 3 selles molles et jaunes par jour. Ensuite la fréquence des selles diminue, mais elles restent molles (attention : si elles deviennent dures, il s’agit d’une constipation et vous devez consulter un médecin).
Le poids de naissance est repris en une dizaine de jours et ensuite la courbe est régulière (si tout va bien, une pesée par semaine est suffisante).


Les signes qui doivent vous alerter et vous inciter à consulter un spécialiste…
Les tétées deviennent plus rares (moins de 5 ou 6 par jour) ou leur rythme change brutalement.
Les déglutitions sont irrégulières.
Votre bébé pleure souvent ou dort beaucoup plus longtemps.
Le volume des selles et des urines diminue de façon importante.
Vous ressentez des douleurs au niveau des seins.


Quelles mesures d’hygiène adopter ?
Lavez-vous les mains avant chaque tétée et veillez à la propreté de tout objet en contact avec la bouche de bébé.
Par contre, il est inutile de nettoyer vos seins à chaque fois : une douche quotidienne est suffisante. De plus, cela permet de préserver les sécrétions de l’aréole dont l’odeur aide le nourrisson à trouver le sein, et qui sont lubrifiantes et antiseptiques.

Quelques conseils diététiques pour la maman…

Aucun régime particulier ne s’impose, mais une alimentation variée et équilibrée est bien sûr conseillée, aussi bien pour vous que pour votre bébé.


Il faut boire davantage, mais inutile de manger plus : l’important est la qualité nutritionnelle des repas qui doivent apporter tous les nutriments nécessaires.


Attention au régime végétalien qui peut entrainer de graves carences (vitamine D, vitamine B12, fer, calcium et iode). Si vous êtes une adepte de ce type d’alimentation, parlez-en impérativement à votre médecin !


Evitez aussi les régimes amaigrissants, d’autant que l’allaitement vous aidera à perdre les kilos pris pendant la grossesse.


Si un terrain allergique existe dans la famille, il faut éviter de consommer les produits contenant de l’arachide pendant la période d’allaitement. D’autres aliments peuvent être éventuellement exclus, mais uniquement sur avis médical.

A éviter…

L’alcool
Une consommation modérée et occasionnelle ne semble pas présenter un risque particulier, mais par prudence il vaut mieux éviter toute boisson alcoolisée pendant la période d’allaitement.


Le tabac
Pour votre santé, comme pour celle de votre bébé, il est bien évidemment préférable de ne pas fumer.
Si vous n’arrivez pas à vous passer de cigarettes, vous pouvez néanmoins allaiter en respectant quelques règles : fumez de préférence dehors et loin de votre bébé, attendez environ deux heures après avoir fumé pour donner le sein… et essayez de diminuer votre consommation le plus possible !


Les drogues
Elles sont toutes proscrites : cannabis, héroïne, cocaïne…


L’excès de caféine

Ne consommez pas plus de trois tasses de café par jour, et limitez le thé, pour éviter un risque d’hyperexcitabilité chez votre bébé.


Certains médicaments
Pas d’automédication !
De nombreux produits ne sont pas contre-indiqués, mais certains passent dans le lait maternel : ne prenez donc aucun traitement sans l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien !

Quelles sont les contre-indications à l’allaitement ?

Elles sont très rares, ne concernant que des situations bien spécifiques. 


Chez la maman, quelques maladies sont incompatibles avec l’allaitement : notamment, l’infection par le VIH, les pathologies cardiaques, respiratoires ou rénales sévères, les cancers en cours de traitement et certaines psychoses.
Les maladies virales banales (rhume, grippe…) ne contre-indiquent pas la poursuite de l’allaitement, sous réserve d'une abstention thérapeutique ou d'une prescription médicamenteuse adaptée. Mais pour toute infection ou autre maladie survenant pendant la période d’allaitement, consultez votre médecin et ne prenez aucun médicament sans son avis ! 


Chez le nourrisson, il s’agit de la galactosémie congénitale (déficit en une enzyme nécessaire au métabolisme du galactose qui est un des composants du lait).

Les problèmes éventuels…

Les douleurs
Normalement, si vous adoptez une bonne position pour vous et votre bébé, l’allaitement est totalement indolore.
Cependant, les mamelons peuvent être sensibles au début de la période d’allaitement, mais ce désagrément cesse spontanément au bout d’environ une semaine.
Une douleur persistante, une sensation de brûlure ou des démangeaisons peuvent révéler un problème spécifique : par exemple une infection bactérienne ou une mycose. Vous devez consulter votre médecin qui identifiera la cause et vous prescrira les soins nécessaires : pas d’automédication !
Par ailleurs, ne vous inquiétez pas, l’allaitement n’abîme pas les seins, mais vous devrez porter un soutien-gorge spécial.


Les gerçures et les crevasses
La gerçure est une lésion superficielle du mamelon et la crevasse est plus profonde.
La principale cause est une mauvaise position de la bouche du bébé.
Pour accélérer la cicatrisation, vous pouvez étaler une goutte de lait en fin de tétée.
Si cela ne suffit pas, n’utilisez pas la première crème qui vous tombe sous la main, mais prenez conseil auprès d’un professionnel compétent en matière d’allaitement.


L’engorgement
Il s’agit d’une accumulation de lait dans la glande mammaire : le sein est alors gonflé, rouge, brillant et douloureux.
Un nombre insuffisant de tétées nutritives est à l’origine de ce problème. Vous devez impérativement favoriser l’écoulement du lait en utilisant tous les moyens : tétée, tire-lait, massage, douche…
Des compresses froides entre les tétées peuvent aussi vous aider.
S’il n’y a pas d’amélioration, n’hésitez pas à consulter.


La mastite
C’est en général une complication d’un engorgement mal traité.
Une partie du sein est rouge, chaude et très douloureuse. Fièvre et fatigue doivent aussi vous alerter.
Il ne faut surtout pas interrompre les tétées, mais vous devez impérativement consulter un médecin qui vous prescrira un traitement adapté.


Les régurgitations du bébé
Ne vous inquiétez pas : ce phénomène est fréquent et, dans la majorité des cas, il s’estompe spontanément en quelques mois.
Mais des régurgitations très abondantes peuvent être le signe d’un reflux de l’estomac vers l’oesophage.
Quoiqu’il en soit, parlez-en à votre pédiatre qui vous donnera des conseils et prescrira, si nécessaire, un traitement ou des examens complémentaires.


Le refus du sein
Au moment de la tétée, il peut arriver que votre bébé pleure ou refuse de s’alimenter. Ne vous culpabilisez pas et ne cédez pas à la panique : cette situation ne dure généralement pas longtemps.
Le plus souvent la raison est simple : par exemple une douleur (aphtes, poussée dentaire, otite…), une réaction de peur (si vous avez parlé fort ou sursauté) ou une modification de l’odeur de vos seins.
Restez patiente : proposez à nouveau la tétée à un moment calme, mettez votre bébé contre vous pour le rassurer et faites éventuellement perler un peu de lait sur le mamelon.
N’hésitez pas à en parler avec des professionnels de l’allaitement qui vous aideront à identifier le problème et à trouver une solution.


Le réflexe d’éjection fort
Certaines mères ont un lait qui s’écoule avec un débit trop important.
Le bébé est alors gêné lors des tétées qu’il peut même refuser.
Il peut aussi présenter des signes témoignant d’une digestion difficile : régurgitations importantes, coliques, selles vertes, urines abondantes…
Là encore, les professionnels de l’allaitement vous indiqueront les moyens permettant de gérer au mieux cette situation.

Quelques situations particulières…

En cas de grossesses multiples…
La production de lait s’adaptant à la demande, il est possible d’allaiter deux, voire trois bébés. Les jumeaux peuvent être nourris ensemble ou séparément. Pour des triplés, l’organisation devient bien sûr plus complexe…


Quand le nouveau-né est prématuré…
La composition du lait maternel s’adapte naturellement à ce nourrisson né avant terme et plus fragile. Le sein doit être offert au moindre signe d’éveil, mais il est parfois nécessaire de le stimuler. S’il ne peut pas téter, le tire-lait permet d’entretenir la lactation et de recueillir le lait.


Lorsque la naissance a eu lieu par césarienne…
Cela ne constitue pas un obstacle à l’allaitement, mais les premiers jours une aide est nécessaire pour vous installer confortablement (plutôt en position allongée). Si vous êtes très fatiguée, la montée de lait peut être décalée d’une journée : ne vous inquiétez surtout pas !


Si vous avez subi une intervention de chirurgie mammaire…
En fonction du type d’opération, il peut être possible d’allaiter : renseignez-vous auprès d’un spécialiste !


En cas d’hospitalisation de la maman ou du bébé…
Il est important que l’enfant continue à recevoir le lait de sa mère : l’utilisation d’un tirelait est donc nécessaire.

Le recueil et la conservation du lait maternel…

Pour diverses raisons (médicales ou pratiques) vous pouvez être amenée à recueillir votre lait qui sera conservé et donné ensuite à votre bébé.


Le recueil peut se faire manuellement ou avec un tire-lait (manuel ou électrique) : les professionnels de l’allaitement vous donneront tous les détails techniques.
Respectez bien les mesures d’hygiène (lavage des mains et nettoyage du matériel).
N’oubliez pas de noter sur le flacon la date et l’heure du recueil de lait.


La conservation du lait maternel fait l’objet de recommandations précises de la part de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments).
Le lait peut être conservé dans des flacons en verre, en plastique ou dans des sachets de congélation.
Le temps de conservation dépend du lieu :
- 4 heures à température ambiante (19° à 22°)
- 48 heures au réfrigérateur (0° à 4°)
- 4 mois au congélateur (-18°)
La décongélation peut se faire soit au réfrigérateur, soit à température ambiante, soit au bain-marie.
Le lait décongelé doit être consommé dans les 24 heures et jamais recongelé.
Une fois tiédi (au bain-marie ou avec un chauffe-biberon), le lait maternel doit être consommé dans la demi-heure qui suit.
Attention, n’utilisez pas le four à micro-ondes car il détruit la vitamine C et les anticorps.

Allaitement et vie quotidienne…

A la maison
Organisez-vous, ménagez-vous et faites-vous aider pour les tâches les plus pénibles. Les séances d’allaitement doivent être un moment de détente pour vous et votre bébé…


Au travail
Il est possible de concilier allaitement et activités professionnelles, mais un minimum d’organisation s’impose : parlez-en suffisamment tôt avec votre employeur et la personne qui gardera votre bébé.
Vous pouvez poursuivre l’allaitement maternel exclusif, en tirant votre lait (donné à votre bébé pendant que vous travaillez), et en le nourrissant au sein le reste du temps (matin, soir et week-end).
Vous pouvez choisir aussi l’allaitement mixte : le sein quand vous êtes là et en prévoyant du lait artificiel en votre absence.
Sachez que le Code du Travail prévoit de vous libérer une heure par jour, pour tirer votre lait ou allaiter votre bébé, pendant un an après sa naissance.


La vie sociale
Allaitement ne doit pas être pour vous synonyme d’isolement. Ne renoncez pas à voir vos amis ou à sortir, d’autant que rien ne vous empêche de nourrir votre bébé dans les lieux publics (transports, restaurants, salles de spectacle…).


Le sport
Vous pourrez allaiter et pratiquer des activités sportives, après avoir fait les séances de rééducation périnéale (pendant 6 à 8 semaines après l’accouchement) et à condition de porter un soutien-gorge spécial.


Les voyages
Ils ne constituent pas une contre-indication à l’allaitement. L’aspect logistique se trouve même facilité puisque votre bébé aura son lait à disposition en permanence. Néanmoins, des précautions s’imposent sur le plan sanitaire en fonction de votre destination : mieux vaut éviter les zones à risques… Parlez-en avec votre médecin avant de partir !

La diversification alimentaire et le sevrage…

L’allaitement maternel apporte l’essentiel des nutriments nécessaires au développement optimal du nourrisson jusqu’à 6 mois. C’est ensuite que la diversification alimentaire peut commencer : il s’agit d’introduire progressivement de nouveaux aliments sur une période qui s’étale jusqu’à l’âge de 3 ans (pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’article dédié à ce sujet).


Le sevrage est l’arrêt total de l’allaitement au sein. Quelles qu’en soient les raisons (médicales ou pratiques) et le moment, la transition doit se faire “en douceur”.
Vous devez remplacer les tétées, une à une, par un biberon ou un autre aliment en fonction de l’âge du bébé. Il est conseillé de respecter un délai d’adaptation (2 ou 3 jours) avant de supprimer une autre tétée. Il faut aussi éviter de retirer deux tettées consécutives pour prévenir les risques d’engorgement.
Vous devez faire preuve de patience et d’adaptabilité, en restant attentive aux moindres réactions du bébé à ce changement d’habitudes.

Réalisé dans les règles, l’allaitement maternel présente de nombreux avantages, mais tout dépend aussi de votre disponibilité et de votre motivation. Ne vous forcez pas ! Un biberon accompagné d’amour vaudra toujours mieux qu’un sein donné à contrecoeur…


Dr Alain Batarec (Médecin Généraliste)
 

Sources :
www.inpes.sante.fr - www.lllfrance.org - www.has-sante.fr - www.sfpediatrie.com

Mise à jour le Vendredi, 07 Octobre 2011 09:54
 
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