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La coqueluche

La coqueluche

La coqueluche est une infection respiratoire très contagieuse qui se propage par épidémies. Pouvant être sévère à tout âge, elle est particulièrement grave, voire mortelle, chez les nourrissons et les personnes à risques.

La transmission…

La coqueluche est due à une bactérie dénommée “Bordetella pertussis”, particulièrement contagieuse.

 

Elle se transmet par l’intermédiaire des gouttelettes provenant des voies aériennes supérieures (nez et bouche), produites par la toux, les éternuements ou la parole d’une personne infectée.

 

La transmission se fait au sein de la famille ou d’une collectivité (crèche, école, etc…). Attention ! Dans les régions où les enfants sont vaccinés depuis des décennies, comme la France, la transmission se fait maintenant d'adultes à nourrissons.

 

Entre le moment où la bactérie de la coqueluche pénètre dans l'organisme et l’apparition des premiers signes, il s'écoule en moyenne une dizaine de jours (période d’incubation).

 

La contagiosité est maximale dès les premiers signes et jusqu’à trois semaines après leur apparition, en l’absence de traitement antibiotique.

 

Le malade n'est plus contagieux après 3 ou 5 jours de traitement, selon le type d’antibiotique prescrit.

Les signes…

Pendant environ une semaine, après la période d’incubation, les symptômes se limitent à une rhinorrhée (nez qui coule).

 

Puis apparaît la toux qui est le signe majeur : elle est persistante (plus de 7 jours), avec des quintes associées à une inspiration difficile (évoquant le “chant du coq”, d’où le nom de la maladie), et parfois des accès de cyanose (peau bleue) ou des vomissements, mais la plupart du temps sans fièvre.

 

Attention ! Chez le nourrisson non vacciné la coqueluche peut être très grave, avec détresse respiratoire et défaillance des organes pouvant conduire au décès. Sachez aussi que le fameux “chant du coq” est souvent absent chez les tout-petits.

 

Chez les jeunes enfants non vaccinés, les complications possibles sont les pneumonies et les affections neurologiques (convulsions, encéphalites…).

 

Chez les adolescents anciennement vaccinés et les adultes, les signes ne sont pas toujours caractéristiques : il peut s’agir d’une toux banale plus ou moins prolongée. Il faut donc confirmer le diagnostic le plus rapidement possible, pour arrêter la propagation de l’infection et protéger les personnes en contact avec le malade.

 

La confirmation du diagnostic se fait grâce à un prélèvement nasopharyngé analysé au laboratoire.

 

Sachez enfin que chez la femme enceinte, il n’existe pas de transmission au foetus et pas de conséquences particulières, sauf le déclenchement de contractions par la toux et le risque de transmission au nouveau-né à la naissance par voie respiratoire.

Le traitement…

La coqueluche se traite par des antibiotiques.

 

Ces médicaments n’ont pas d’effet immédiat sur la toux, mais ils permettent de diminuer la contagiosité.

 

Du fait de la gravité potentielle de la coqueluche chez les nourrissons de moins de trois mois, ceux-ci doivent toujours être hospitalisés.

 

Un traitement antibiotique est préconisé pour toutes les personnes de l’entourage proche du malade, quel que soit leur âge et si elles n’ont pas reçu de rappel vaccinal dans les cinq dernières années.

 

Ce traitement est également recommandé en cas de contacts occasionnels pour les personnes non vaccinées fragiles.

 

Le retour en collectivité peut se faire après 3 ou 5 jours de traitement (selon le type d’antibiotique prescrit), car le malade n’est alors plus contagieux.

 

Au niveau de l’hygiène, des précautions s'imposent pour limiter la propagation de la maladie : se laver soigneusement les mains, nettoyer le nez des enfants avec du sérum physiologique et utiliser des mouchoirs en papier (jetés après usage dans une poubelle fermée).

 

Dans tous les cas, suivez à la lettre les conseils et les prescriptions de votre médecin !

La prévention…

La vaccination des enfants…

Elle est recommandée dès l’âge de deux mois.

 

Le calendrier vaccinal prévoit 3 injections (à 2, 3 et 4 mois), avec un vaccin anticoquelucheux associé aux vaccins contre le tétanos, la diphtérie, la poliomyélite, l’Haemophilus b et dans certains cas l’hépatite B.

 

Un premier rappel doit être réalisé à 18 mois.

 

Et un second rappel à 11-13 ans (ou vers 16-18 ans en cas d’oubli !).

 

Les rappels vaccinaux sont particulièrement importants pour diminuer la circulation du bacille de la coqueluche.

Le rappel du vaccin anti-coqueluche chez les jeunes adultes…

D’une manière générale, il est recommandé aux adultes entre 26 et 28 ans qui n’ont pas reçu de vaccination contre la coqueluche depuis plus de 10 ans.

 

Mais ce rappel est particulièrement important chez toutes les personnes qui seront en contact avec un nouveau-né, les parents étant les premiers concernés.

 

Les couples ayant un désir d’enfant doivent impérativement se faire vacciner !

 

Mais attention : pas de vaccination pour la maman pendant la grossesse ! Si elle n’est pas immunisée, elle devra faire le rappel le plus tôt possible après l’accouchement, même si elle allaite.

 

Bien sûr, le père peut se faire vacciner à tout moment, de même que tous les proches du bébé (sauf les femmes enceintes, évidemment).

N’oubliez pas : la coqueluche n’est pas une affection bénigne, notamment chez les nourrissons ! Et la maladie ne confère pas une immunité à vie : il est donc possible de contracter la coqueluche plusieurs fois. Seule la vaccination assure une protection efficace et permet de stopper la diffusion de l’infection. Alors pensez à vérifier le carnet de santé pour ne pas oublier les rappels !

 

 

Dr Alain Batarec (Médecin Généraliste)

 

Sources : www.uvp5.univ-paris5.fr - www.pasteur.fr - www.inrs.fr - www.invs.sante.fr

Mise à jour le Mercredi, 06 Juin 2012 07:18