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La fièvre chez bébé

fievre

Une dent qui pousse, un gros rhume, une gastroentérite… et le thermomètre flirte rapidement avec la zone rouge ! Plus aucun doute : bébé a de la fièvre ! Que faire en pratique ? Quel médicament lui donner ? Quand appeler le médecin ? Ne paniquez pas et adoptez les bons réflexes...

Qu'est-ce que la fièvre ?

La fièvre est une réaction naturelle de l'organisme lui permettant de lutter contre les infections (virus ou bactéries).


C'est un symptôme accompagnant très fréquemment de nombreuses maladies, certaines banales (rhinopharyngite, gastroentérite, infection urinaire…), d'autres très graves (méningite, septicémie…). Beaucoup plus rares chez l'enfant, certaines pathologies inflammatoires non infectieuses peuvent s'accompagner de fièvre.


La température du corps est régulée par un centre situé dans le cerveau.

On considère qu'un enfant a de la fièvre lorsque sa température dépasse 38°C.


Mais celle-ci doit être prise dans des conditions précises : en l'absence d'activité intense et dans une ambiance tempérée. Des efforts violents ou un coup de chaleur peuvent entrainer une augmentation de la température du corps : on ne parle pas alors de fièvre, mais d'hyperthermie qui nécessite une prise en charge spécifique.

Comment prendre la température ?

La main posée sur le front, même très expérimentée, ne suffit pas !

Le thermomètre électronique par voie rectale reste, à ce jour, la méthode de référence pour déterminer la température de manière précise. Bien sûr, chez un nourrisson, cet exercice peut s'avérer délicat, car il ne faut pas risquer de le blesser. Adoptez les bons gestes et soyez patients !


Pour le dépistage de la fièvre, d'autres méthodes peuvent être utilisées : bandelette à cristaux liquides (à poser sur le front), thermomètre électronique par voie axillaire (sous le bras) ou voie buccale (sous la langue), thermomètre à infrarouges (dans l'oreille ou à distance du front).

Elles sont moins stressantes et ne risquent pas de traumatiser le bébé, mais sont moins fiables : un contrôle par voie rectale sera nécessaire si une mesure très exacte de la température s'impose.


Et n'oubliez pas ! Si vous prenez la température sous le bras ou sous la langue, il faut ajouter 0,5°C au chiffre affiché sur le thermomètre.

La fièvre peut-elle être dangereuse ?

Un épisode fébrile entraîne rarement des complications par lui-même. Mais la maladie qu'il révèle peut être éventuellement grave, d'où la nécessité d'en faire le diagnostic.


2 à 5% des enfants de moins de 5 ans font des convulsions lors d'une poussée de fièvre.

La crise ne dure que quelques secondes, mais est particulièrement impressionnante pour l'entourage : brutalement, les bras et les jambes du bébé s'agitent involontairement et de façon saccadée, puis tout redevient normal.


Il faut appeler le médecin immédiatement : il vérifiera notamment qu'il ne s'agit pas d'une méningite, nécessitant un traitement en urgence. S'il ne s'agit que de convulsions fébriles, il vous donnera toutes les indications utiles.


Après une première crise, surtout si elle a eu lieu avant 2 ans, le risque de récidives lors d'un épisode fébrile ultérieur est élevé.


Sachez cependant qu'il n'existe pas de traitement préventif : aucun des médicaments donnés pour faire baisser la température (antipyrétiques) ne permettent de les éviter.

Très exceptionnellement, une forte fièvre peut entraîner une défaillance du fonctionnement de plusieurs organes.


Mais faire céder la fièvre "à tout prix" ne doit pas être le seul objectif. Il est primordial d'en trouver la cause pour donner le traitement réellement adapté !


Bien sûr, si l'inconfort est notoire, des mesures peuvent être prises, sans risque, pour soulager le bébé...

Quels sont les premiers gestes à faire ?

Des dispositions simples doivent être mises en oeuvre et poursuivies tant que dure la fièvre, pour éviter que celle-ci n'augmente de façon excessive.


Ne couvrez pas trop bébé !


Donnez-lui à boire fréquemment !


Ne chauffez pas trop sa chambre (19 à 21°C suffisent) !


Faites dormir votre enfant sur le dos, car la face antérieure du thorax est une zone où la perte thermique est importante.


Attention ! Il n'est plus conseillé de donner systématiquement un bain tiède (2°C en dessous de la température du corps) pour faire baisser la fièvre. Ceci risque d'augmenter l'inconfort du bébé, à moins qu'il n'aime vraiment ça, auquel cas il ne faut pas l'en priver pendant quelques minutes.


Les poches de glace et les enveloppements humides ne sont pas recommandés non plus.


Si la fièvre reste élevée et semble mal supportée par l'enfant, un traitement sera utile...

Quel médicament donner ?

L'administration de tout médicament, même courant, n'est pas anodine : la survenue d'effets indésirables, certes rares, est toujours possible. Raison pour laquelle, depuis quelques années, les antipyrétiques sont prescrits aux enfants avec plus de prudence et de parcimonie.


Désormais, le bien-être du bébé prime sur la nécessité absolue de revenir rapidement à une température normale.


Généralement, ce n'est qu'au dessus de 38,5°C que des médicaments sont nécessaires pour faire baisser la fièvre.


3 médicaments antipyrétiques sont disponibles, d'efficacité identique :

  • Le paracétamol (le plus couramment utilisé et recommandé en première intention).
  • L'ibuprofène (pas avant 6 mois).
  • L'aspirine.


Respectez le bon dosage !
Vous devez donner la dose correspondant au poids de l'enfant et laisser un délai entre chaque prise (généralement toutes les 6 heures, soit 4 fois par jour).


Attention ! Les 3 antipyrétiques cités existent sous des noms différents (par exemple : paracétamol, efferalgan, doliprane…) et sous plusieurs formes (sirop, suppositoire, sachet…) : avant de donner un médicament, vérifiez que votre bébé ne l'a pas déjà eu sous une forme ou une autre.


Prudence si vous avez plusieurs enfants ! A chacun son médicament et son dosage, en fonction du poids et de l'âge : vérifiez sur la boîte avant de donner le traitement !


Attention aux allergies !
Comme tous les médicaments, les antipyrétiques peuvent entraîner des réactions allergiques.
Si votre enfant a déjà présenté une réaction d'intolérance (éruption cutanée, crise d'asthme…) à un des 4 antipyrétiques, il ne faut pas lui redonner un produit similaire.

Comme pour le dosage, prenez garde aux différents noms possibles pour le même médicament !


Des effets indésirables et des contre-indications existent !
Le paracétamol est, à ce jour, le plus sûr à l'usage. Ce n'est qu'en cas de surdosage qu'il peut être toxique pour le foie. Et bien sûr il ne faut pas le donner en cas d'allergie !

Les autres antipyrétiques (ibuprofène et aspirine) sont contre-indiqués si votre bébé a la varicelle, est déshydraté, a des problèmes de coagulation du sang, présente une maladie hépatique, rénale ou gastrique.


Evitez les mélanges !
Il est conseillé de ne donner qu'un seul médicament pour faire baisser la fièvre, sauf prescription spécifique de votre médecin.


Lisez l'étiquette et la notice !
Une erreur de médicament (noms parfois proches) ou de dosage (nourrisson, enfant adulte) est toujours possible…

Au moindre doute, n'hésitez pas à demander conseil auprès de votre médecin ou votre pharmacien.

Quand faut-il contacter un médecin ?

Inutile de vous précipiter chez le médecin à la moindre poussée de fièvre, mais dans certaines circonstances un avis médical s'impose...


Chez un nourrisson (notamment de moins de trois mois), un épisode fébrile peut être le signe d'une infection grave. Dans tous les cas, chez un tout-petit, il vous sera difficile de juger seule de la gravité de la situation.


Si la fièvre est élevée ou persiste plus de 2 jours sans amélioration, l'enfant doit être examiné pour déterminer la cause et mettre en route le traitement adéquat.


Si le bébé est anormalement somnolent ou présente une raideur de la nuque, il peut s'agir d'une méningite à traiter en urgence.


Des difficultés respiratoires peuvent signer l'existence d'une laryngite, voire d'une épiglottite (infection très grave de l'arrière-gorge exposant à des risques importants), nécessitant une prise en charge spécifique.


Quand votre enfant est très abattu, refuse le biberon ou vomit en permanence, mieux vaut ne pas attendre pour prendre un avis médical.


Bien sûr, en cas de convulsions, vos devez appeler le médecin immédiatement.

Réaction naturelle de l'organisme et signe d'alerte, la fièvre ne doit pas vous inquiéter inutilement, mais soyez vigilante ! Notamment chez un nourrisson ou si elle persiste : consultez un médecin et ne faites pas d'automédication !



Dr Alain Batarec (Médecin Généraliste)



Sources : www.afssaps.fr - www.sfpediatrie.com - www.aap.org - www.rcpch.ac.uk

Mise à jour le Dimanche, 16 Février 2014 07:33
 
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