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Accidents domestiques :
vos enfants sous haute surveillance !

Accidents domestiques

Les accidents domestiques sont la première cause de mortalité chez les enfants ! La maison est le lieu de tous les dangers : chutes, brûlures, intoxications, étouffements… 9 fois sur 10 ils auraient pu être évités !
Une seule solution : prévention et vigilance…

Quelques chiffres à méditer…

Chaque année, près de 750 000 enfants de moins de 6 ans sont victimes d'accidents de la vie courante, soit 2 000 par jour.

 

Environ 30 000 sont hospitalisés, près de 2% gardent des séquelles fonctionnelles ou esthétiques et plus de 250 décèdent (2/3 ont moins de 4 ans).

 

C'est ainsi qu'on dénombre chaque année : environ 70 décès par noyade, 20 par défenestration et près de 10 suite à une morsure d'animal.

 

Chez les enfants en âge scolaire (ça viendra vite !), les jeux dangereux (type jeu du foulard) sont à l'origine d'une vingtaine de morts par an…

Des risques plus ou moins fréquents selon l'âge…

Au tout début de sa vie, le nourrisson est relativement "statique" et sous la surveillance étroite des parents ou de la nounou : néanmoins, des problèmes peuvent survenir…

 

Au fil des mois, le bébé acquiert une autonomie de plus en plus grande lui permettant de découvrir le monde qui l'entoure : de nouveaux dangers vont alors le guetter…

 

Des études statistiques ont permis de répertorier les accidents les plus fréquents en fonction de l'âge :

 

De la naissance à 3 mois : l'étouffement dans le lit (oreiller ou couette), les brûlures par un biberon ou un bain trop chauds, les fausses routes après régurgitation de lait.

 

A partir de 3 mois : les chutes d'une table à langer ou d'une chaise haute, la noyade dans le bain.

 

A partir de 9 mois : l'intoxication après ingestion de médicaments ou de produits d'entretien, l'électrocution en mettant les doigts dans une prise, les blessures des doigts (coupures, écrasement dans une porte).

 

A partir de 1 an : les chutes dans les escaliers, les brûlures dans la cuisine (four, plaque de cuisson à induction, casseroles…), l'asphyxie avec un sac plastique.

 

A partir de 18 mois : les brûlures avec des allumettes ou un briquet, les chutes d'une fenêtre ou d'un balcon.

 

Attention ! Ces exemples sont donnés à titre indicatif : votre vigilance ne doit pas être sélective, mais "tous azimuts" quel que soit l'âge de votre bébé.

Des dangers dans chaque pièce…

Accidents domestiques

  • Dans le garage, le cellier et le jardin, les sources d'accident sont les plus nombreuses : outils mal rangés, grillages, graviers, toboggans et autres jeux, barbecue, piscine…
  • Dans la cuisine : couteaux, robots ménagers, plaque de cuisson, four…
  • Dans le séjour : coins de table, cacahuètes à l'apéritif, bougies…
  • Dans la chambre : lits superposés, petits jouets, coins de meuble…
  • Dans l'escalier : les chutes, bien sûr !
  • Dans la salle de bains : table à langer, baignoire glissante…
  • Dans toutes les pièces : attention aux prises de courants, aux portes et aux fenêtres !


Enfin les balcons exposent à des risques majeurs, lorsqu'ils ne sont pas équipés de barrières de sécurité suffisamment hautes.


Là encore, cette liste n'est pas exhaustive : dans toute la maison, la surveillance et l'anticipation doivent être totales !

Les chutes…

Ce sont les accidents les plus fréquents chez les bébés et les jeunes enfants.

 

Les conséquences sont souvent bénignes (bosses, bleus, petites plaies), mais comme la tête est très lourde par rapport au reste du corps, les traumatismes crâniens sont fréquents.

 

La gravité de la chute dépend de sa hauteur, de l'âge de l'enfant et de la nature du sol (moquette, carrelage, gravillons, pelouse…).

 

Les circonstances sont diverses : chute de sa hauteur, des bras d'un adulte, d'une table à langer, d'une chaise haute, dans un escalier, d'un toboggan, voire d'une fenêtre ou d'un balcon, etc…

Prévention

Ne commettez aucune négligence et sachez anticiper !

 

Dans les premiers mois, la table à langer représente un risque majeur : gardez toujours une main posée fermement sur le ventre de bébé, ne vous éloignez jamais et ne répondez pas au téléphone (ou alors prenez le bébé dans vos bras).

 

Lorsqu'il commencera à prendre ses repas sur une chaise haute, veillez à ce qu'il ne puise pas glisser ou faire de l'escalade.

 

Dès qu'il deviendra plus autonome, notamment en apprenant à marcher, les risques sont plus nombreux : posez des coins de protection sur les meubles, installez des barrières de protection dans les escaliers, sécurisez les fenêtres et les balcons, etc…

 

Quand vous sortirez avec bébé, attachez le bien dans sa poussette et, plus tard, attention aux chutes du caddie de supermarché !

 

Bien sûr, ces quelques conseils ne sont pas limitatifs : à tout instant, et dans chaque recoin de la maison, votre bébé peut se retrouver en danger…

 

Dès qu'il sera en âge de comprendre, apprenez-lui la notion du risque et n'hésitez pas à faire preuve d'autorité si nécessaire !

En cas d'accident

Quelle que soit la gravité apparente de l'accident et au moindre doute : consultez un médecin !

 

Attention aux chocs sur la tête :

Si votre enfant vomit, perd connaissance même un court instant, est somnolent, ne semble pas dans son état normal ou a de violents maux de tête : emmenez-le immédiatement aux urgences ou appelez un médecin pour qu'il soit examiné.

 

S'il s'agit d'une simple "bosse", due à un choc modéré, vous pouvez mettre une poche de glace pendant une dizaine de minutes, puis de la pommade à l'Arnica. Mais prudence, surtout chez un nourrisson : un contrôle par son médecin traitant est préférable.

 

Les membres aussi peuvent être touchés :

Bien souvent il n'y a qu'un "bleu" et un peu de pommade suffira…

Mais si la chute a été violente, ou si l'enfant semble très gêné, il doit être examiné par un médecin : il peut y avoir une fracture ou une entorse.

Les chutes peuvent aussi entraîner des égratignures ou des plaies…

Les plaies…

Prévention

Les plaies peuvent être secondaires aux chutes évoquées précédemment ou survenir en manipulant une multitude d'objets…

 

Ne laissez jamais trainer les couteaux, les ciseaux, les outils de bricolage (scies, cutters..) ou de jardinage (sécateurs, tondeuses…).

 

Méfiez-vous aussi des portes et des tiroirs : les enfants s'y coincent souvent un doigt, avec généralement une ecchymose ou un hématome, plus rarement une plaie et parfois une fracture.

En cas d'accident

S'il s'agit d'une plaie superficielle ou d'égratignures : nettoyez avec un produit antiseptique et mettez un pansement stérile. Contrôlez la cicatrisation les jours suivants. En cas de surinfection (la zone est rouge, chaude, gonflée ou purulente), consultez un médecin.

 

Si la plaie est plus profonde : enveloppez-la dans une compresse stérile, en comprimant pour limiter le saignement, et emmenez votre enfant aux urgences.

 

Et dans tous les cas : la vaccination contre le tétanos doit être à jour !

Les brûlures…

7 brûlures sur 10 ont lieu au domicile et des situations anodines en sont généralement à l'origine.

 

Elles ne représentent que 3% des accidents de la vie courante, mais elles concernent surtout les enfants (notamment les moins de 5 ans) chez lesquels les conséquences sont généralement graves.

 

1 fois sur 100 l'enfant décède, en raison d'infections ou d'autres complications. La peau de l'enfant est plus mince et plus fragile que celle d'un adulte : à température égale, elle brûle 4 fois plus vite et plus profondément.

 

3 secondes dans de l'eau à 60°C suffisent à entrainer une brûlure au 3ème degré !


La gravité d'une brûlure et son traitement dépendent de son étendue et de sa profondeur (on distingue 3 degrés).

 

Si sa surface est égale ou supérieure à la paume de la main de l'enfant, la brûlure est grave.

 

Une brûlure au 1er degré ressemble à un coup de soleil : la peau est rouge, douloureuse, parfois légèrement gonflée. La guérison se fait rapidement.

 

Les brûlures au 2ème degré sont soit superficielles, soit profondes. Dans le premier cas, des cloques peuvent apparaître sur la peau : la guérison se fait spontanément en 2 ou 3 semaines. Dans le second cas, la destruction est plus importante : un traitement est nécessaire pour éviter l'infection et aider la peau à cicatriser.

 

Les brûlures au 3ème degré détruisent les trois couches de la peau, avec un aspect calciné et atrophié : des greffes sont souvent nécessaires.

Prévention

Vérifiez toujours la température de l'eau du bain avant d'y plonger votre bébé : elle doit être comprise entre 35 et 37°C. L'idéal est d'avoir un mitigeur avec thermostat. Sinon faites couler l'eau froide, puis l'eau chaude et une dernière fois l'eau froide, pour refroidir le robinet.

 

Attention au biberon trop chaud, surtout s'il a été chauffé au four à micro-ondes : le verre ou le plastique peuvent être froids, mais le liquide à l'intérieur brûlant. Avant de donner le biberon, agitez-le et versez quelques gouttes sur votre avant-bras pour tester la température du lait. Si elle est trop élevée, elle peut entraîner des brûlures internes, avec risque d'étouffement. Et bien sûr, si le biberon se renverse c'est la peau qui trinque !

 

Dans la cuisine : sur la plaque de cuisson tournez les manches des casseroles vers le mur, ne laissez pas la friteuse à portée des enfants, ne les laissez pas s'approcher du four et attention aussi au robinet d'eau chaude.

 

Ne buvez jamais une boisson chaude avec un enfant sur vos genoux.


D'autres dangers existent : feu de cheminée, rallonge électrique branchée, fer à repasser, radiateur, ampoule, allumettes, briquet, bouilloire, barbecue… Cette liste n'est pas exhaustive : vous devez penser à éloigner vos enfants de tout ce qui brûle !

En cas de brûlure

Si la brûlure est superficielle, de petite dimension, loin des yeux et des orifices naturels (nez, bouche, oreille, anus) : faites immédiatement couler de l'eau fraîche, pendant 5 à 10 minutes, laissez sécher, puis appliquez de la pommade (Flammazine ou Biafine). Faites contrôler ensuite par un médecin au moindre doute.

 

Si la brûlure est grave, profonde et/ou étendue, ou si elle se situe près des yeux et des orifices naturels, faites couler de l'eau fraiche et enveloppez la zone brûlée dans un linge propre, mais n'appliquez aucun produit. Puis appelez d'urgence le 15 (ou le 18 ou le 112) et suivez les instructions du médecin régulateur !

 

En cas de projection d'un liquide bouillant : retirez les sous-vêtements en contact avec la peau s'ils sont en coton, mais n'y touchez pas s'ils sont synthétiques.

 

Si les vêtements ont pris feu : étouffez les flammes avec une couverture ou un manteau en fibres naturelles, ne retirez pas les sous-vêtements au contact de la peau brûlée, quelle qu'en soit la composition.

A ne pas faire !

N'appliquez pas des glaçons, de l'alcool ou de l'eau oxygénée : ils peuvent aggraver les lésions cutanées.

 

Ne mettez pas de Biogaze sur les brûlures des nourrissons de moins de 30 mois (risque de convulsions en raison de la présence de camphre).

 

N'utilisez jamais les "remèdes de grand-mère" : beurre, huile, vinaigre, pomme de terre, dentifrice, urine... Ils sont inutiles et peuvent favoriser les infections.

 

Dans le cas de brûlures très étendues, attention à ne pas trop refroidir l'enfant !

L'étouffement…

Prévention

Dans le berceau, le lit ou la poussette, méfiez-vous des matelas trop mous, des couettes et des coussins.

 

Prenez garde à tous les petits objets qui peuvent être inhalés : petits jouets, cacahuètes, raisins secs, mégots, etc…

 

Ne laissez pas les sacs en plastique à portée des bébés : ils risquent de s'étouffer en mettant leur tête dedans. Attention aussi aux cordons et chaines avec lesquels un étranglement est possible.

 

Enfin, pensez à bien fermer les meubles et la machine à laver dans lesquels un enfant peut être tenté de se cacher !

En cas d'accident

Appelez le 15 (ou le 18, ou le 112) immédiatement et suivez à la lettre les consignes du médecin régulateur !

 

Si après avoir ingéré un petit corps étranger, votre enfant est pris d'une brutale et violente quinte de toux : ne faites rien avant qu'il reprenne une respiration normale. Veillez à ce qu'il reste debout ou en position assise avec le torse bien droit. Il doit être emmené à l'hôpital, avec le torse bien vertical, pour que le corps étranger soit retiré (endoscopie sous anesthésie générale).

 

Si votre enfant a ingéré un corps étranger plus gros qui obstrue les voies respiratoires, il y a rapidement un risque d'asphyxie. Dans ce cas, il ne crie pas, ne tousse pas et les pupilles se dilatent. En attendant l'arrivée des secours, vous pouvez pratiquer la manoeuvre de Mofenson (enfants jusqu'à 4 ou 5 ans) ou la manoeuvre de Heimlich (enfants ayant au moins 1 an).

Accidents domestiques

La noyade …

La noyade est la première cause de mortalité par accident domestique chez les enfants de 1 à 4 ans. Sans compter tous ceux qui peuvent garder des séquelles majeures…

20 centimètres d'eau et quelques secondes d'inattention suffisent pour que votre enfant se noie : au delà de 3 minutes le pronostic vital est engagé !

Prévention

Ne laissez jamais votre enfant sans surveillance, dans la baignoire, au bord d'une piscine ou sur la plage !

Les systèmes de sécurité obligatoires pour les piscines limitent les risques, mais ne remplacent pas la vigilance des adultes !

Pensez aux brassards ou gilets gonflables (au normes CE) !

Et dès que possible, les leçons de natation sont vivement conseillées…

En cas de noyade

Sortez l'enfant de l'eau, appelez le 15 (ou le 18, ou le 112) immédiatement et suivez à la lettre les consignes du médecin régulateur !

Un enfant réanimé correctement et rapidement a 5 fois plus de chances de se sortir indemne d'une noyade !

 

Si l'enfant ne respire plus :
Couchez-le sur le ventre, la tête sur le côté.
Appuyez plusieurs fois sur son thorax pour évacuer l'eau de l'estomac et des poumons.
Installez-le ensuite sur le dos.
Commencez le bouche-à-bouche, en pinçant le nez à chaque insufflation.
Si le coeur ne bat plus, pratiquez un massage cardiaque (15 compressions sur le sternum, alternées avec 2 insufflations en bouche-à-bouche, à répéter jusqu'à l'arrivée des secours).

Mais ces gestes de réanimation cardio-respiratoire ne s'improvisent pas : nous ne pouvons que vous conseiller de suivre une formation auprès de professionnels agréés (Croix-Rouge, Protection Civile, Pompiers).

 

Si l'enfant respire :
Couchez-le sur le côté en position latérale de sécurité (PLS).
Essuyez-le bien et couvrez-le pour le réchauffer.
Même si son état paraît satisfaisant, il devra être hospitalisé au moins 24 heures pour faire un bilan et le surveiller.

L'électrisation…

En France, 1000 enfants sont victimes de l'électricité chaque année, et on dénombre environ 1 décès par mois !

Prévention

Installez des cache-prises dans toutes les pièces.

Dans la salle de bain, attention à ne pas laisser trainer les appareils électriques (rasoir, sèche-cheveux…) près de l'eau et à ne pas les manipuler avec les mains mouillées. Ne pas installer de radiateur électrique d'appoint.

Attention aux rallonges électriques et aux multiprises : si un enfant les porte à sa bouche, il s'expose à de graves brûlures difficiles à traiter et entrainant souvent des séquelles importantes.

En cas d'accident

Avant de porter assistance à l'enfant, coupez le courant au disjoncteur, au risque de vous retrouver électrisée aussi en le touchant !

Puis appelez le 15 (ou le 18, ou le 112), même si l'enfant vous paraît indemne, car l'absence de lésion cutanée (brûlures) n'élimine pas une atteinte cardiaque qui peut se compliquer secondairement. Une hospitalisation pour bilan et surveillance est donc nécessaire.

Si l'enfant est inconscient mais respire, mettez-le en position latérale de sécurité(PLS) en attendant les secours.

S'il ne respire pas (arrêt cardio-respiratoire), pratiquez les manoeuvres classiques de réanimation (massage cardiaque et bouche-à-bouche)… à condition de les connaître ! Au risque de nous répéter, n'hésitez pas à suivre une formation.

Les produits toxiques…

Prévention

Les médicaments, les parfums, les produits d'entretien, les bouteilles d'alcool et les bombes aérosols (la liste n'est pas exhaustive) doivent être rangés, en permanence, hors de portée des enfants.

En cas d'accident

Appelez le Centre Antipoison de votre région (cf. liste ci-dessous) ou composez le 15 ! Au téléphone donnez le maximum de renseignements : nom du produit, composition, quantité ingérée…

Ne faites rien avant d'avoir les instructions du médecin !
Ne faites pas boire votre enfant : ni eau, ni lait !
Ne le faites pas vomir (surtout s'il s'agit de produits caustiques ou moussants) !

Accidents domestiques

Les piqûres d'insectes…

Prévention

Dès l'arrivée des beaux jours, les piqûres d'insectes (guêpes, abeilles, frelons, taons, moustiques…) sont fréquentes.

Soyez notamment vigilante lors des repas pris à l'extérieur.
Dès que possible, apprenez à votre enfant à ne pas faire de grands gestes et à ne pas crier en présence d'un insecte.
Prenez garde à ce qu'il n'en avale pas un : ne laissez pas les bouteilles ouvertes et couvrez les verres de jus de fruit. Une piqûre dans la bouche ou à la gorge peut être dramatique !

En cas de piqûre

S'il y en a plusieurs et que votre enfant ne va pas bien (malaise, gêne pour respirer, éruption, vomissements…) : appelez immédiatement le 15 (ou le 18, ou le 112) !

Mettez-le en position latérale de sécurité avant l'arrivée des secours.
Il peut s'agir d'une réaction allergique grave (choc anaphylactique) potentiellement mortelle !

 

S'il n'y en a qu'une et que votre enfant ne présente pas de signes inquiétants : pas de panique ! Mais faites les bons gestes tout en rassurant votre enfant : vérifiez qu'il n'y pas d'autres piqûres, retirez le dard s'il est encore dans la peau, désinfectez la zone, appliquez une compresse froide et donnez du paracétamol en cas de douleurs. Mais au moindre doute, prenez un avis médical !

De même, si votre enfant a des antécédents allergiques : prudence ! Il vaut mieux consulter, même en l'absence de signes de gravité immédiats.

Les morsures d'animaux…

Prévention

Vous ne devez jamais laisser votre bébé seul avec un animal (chien, chat…), même familier.

Dès que possible, vous devez lui apprendre certaines règles : notamment, éviter d'approcher sa tête de celle de l'animal, ne pas lui tirer la queue ou les oreilles, ne pas le déranger quand il mange ou il dort, ne pas crier ou faire de grands gestes près de lui.

Si les attaques de Pitbulls ou de Rottweilers font la une des journaux, sachez que la plupart des morsures sont causées par de "bons toutous" dont on ne se méfie pas !

N'hésitez pas à prendre conseil auprès du vétérinaire ou d'un dresseur.

En cas de morsure

Si la plaie est peu importante :
Lavez-la soigneusement avec de l'eau et du savon pour éliminer la salive du chien qui contient de nombreux microbes.
Appliquez un liquide antiseptique et recouvrez d'une compresse stérile.
Consultez un médecin qui vous indiquera ce qu'il faut faire ensuite.
Les carnets de vaccination de l'enfant et du chien devront être vérifiés !

Si la plaie est inquiétante et/ou saigne beaucoup :
Appelez le 15.
Faites les premiers soins et, en cas d'hémorragie, comprimez jusqu'à l'arrivée des secours.
Votre enfant sera transporté à l'hôpital.

S'il s'agit de griffures superficielles :
Lavez-les soigneusement avec de l'eau et du savon.
Appliquez un liquide antiseptique et recouvrez d'un pansement stérile.
Surveillez l'évolution de la cicatrisation dans les jours qui suivent.
En cas de surinfection (la zone est rouge, chaude, gonflée ou purulente), ou au moindre doute, consultez un médecin.

N'oubliez pas !

En cas d'accident grave, pas seulement domestique, et quel que soit l'âge de la victime, vous devez agir en 3 étapes…

1 - Protéger

C'est-à-dire tout mettre en oeuvre pour éviter qu'un accident plus grave ne survienne (soit pour le blessé, soit pour les personnes présentes).
Par exemple, comme nous l'avons déjà évoqué, couper le courant avant de manipuler l'enfant qui s'est électrisé.

2 - Prévenir

Appelez le 15 (SAMU), le 18 (Pompiers) ou le 112 (n° d'urgence européen).
Donnez des renseignements précis : nom, âge de la victime, description du problème, adresse détaillée (pour que les secours trouvent facilement), téléphone et autres informations qui vous sont demandées.

3 – Secourir

Faites les premiers gestes d'urgence, en attendant l'arrivée des secours : à condition de bien les connaître ! Pas de précipitation et d'improvisation !
Ne déplacez pas la victime (sauf en cas de risques d'incendie ou d'explosion).
Facilitez sa respiration (en desserrant ses vêtements).
Protégez-la du froid avec une couverture ou un vêtement.
Ne lui donnez pas à boire.
Et en cas d'hémorragie, comprimez la zone qui saigne.

Les accidents domestiques sont un des domaines où l'éducation des parents est primordiale. D'une part, au niveau de la prévention : connaître les risques, apprendre à les éviter, sans rien négliger, et exercer une surveillance à chaque instant. D'autre part, si malgré tout un incident se produit : avoir les bons réflexes en toutes circonstances et ne pas paniquer. Enfin, dès que possible, il faut sensibiliser les enfants aux dangers qui les entourent et ne pas hésiter à fixer des interdits…

 

Dr Alain Batarec (Médecin Généraliste)

 

Sources : www.inpes.sante.fr - www.ipad.asso.fr - www.calyxis.fr

 
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