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La contraception d’urgence

Ce que vous devez surveiller

Oubli de la pilule, rupture du préservatif… Ne paniquez pas ! Des solutions existent pour limiter le risque de grossesse non désirée et le traumatisme d’une interruption volontaire de grossesse (IVG). Mais encore peu de Françaises y ont recours en cas de problème…

La contraception d’urgence, c’est quoi ?

En cas de rapport sexuel sans contraception, ou si cette dernière pourrait se révéler inefficace (oubli de la pilule, rupture du préservatif…), le recours à une contraception d’urgence permet de réduire le risque d’une grossesse non désirée.


Mais, la contraception d’urgence ne provoque pas l’interruption de la grossesse : à ne pas confondre avec l’IVG médicamenteuse !


Elle est inefficace une fois que l’oeuf fécondé s’est fixé dans l’utérus, raison pour laquelle elle est uniquement indiquée dans les jours qui suivent le rapport à risque.


2 méthodes existent : la méthode hormonale, communément appelée “pilule du lendemain”, et le stérilet…

La “pilule du lendemain”...

Comment ça marche ?

Le médicament pris en urgence agit en retardant ou en bloquant temporairement l’ovulation, et en empêchant l’oeuf de se fixer dans l’utérus.

Quels sont les 2 produits disponibles ?

Norlevo® : à prendre dans les 3 jours suivant le rapport sexuel à risque.

Ellaone® : à prendre au plus tard 5 jours après le rapport.

Comment devez-vous les prendre ?

Dans les deux cas, il n’y a qu’un seul comprimé à avaler, et ce à n’importe quel moment du cycle.

L’efficacité sera d’autant plus grande que l’une de ces pilules sera prise précocement après le rapport à risque.

Attention ! En cas de vomissements survenant dans les 3 heures suivant la prise de la pilule, vous devez retourner voir votre pharmacien pour prendre un comprimé de remplacement.

Existe-t-il des effets indésirables ?

Hormis ce problème éventuel de vomissements, d’autres effets secondaires peuvent survenir (petits saignements, nausées, maux de tête ou de ventre…).

Ils sont assez rares et disparaissent en général rapidement.

Mais s’ils persistent, ou au moindre doute, parlez-en à votre médecin ou pharmacien !

Que devez-vous faire après la prise du comprimé ?

Surveillez la survenue des prochaines règles ! En cas de retard supérieur à 5 jours, faites un test de grossesse et consultez un médecin. Et s’il vous est difficile de prévoir la date de vos règles car elles sont très irrégulières, prévoyez un test de grossesse 3 semaines après le rapport non protégé.

Jusqu’au retour des règles, utilisez un moyen contraceptif local (préservatifs…).

Et si vous avez eu recours à la contraception d’urgence suite à un oubli de pilule, prenez la dernière oubliée dès que possible, puis continuez la prise régulière de votre pilule à l’heure habituelle. Celle-ci ne redeviendra efficace qu’au bout de 7 jours : pendant cette période, utilisez une contraception locale.

Où vous procurer la “pilule du lendemain” ?

Norlevo® peut être obtenue en pharmacie sans ordonnance (anonymement et gratuitement pour les mineures). Pour les majeures, son coût varie entre 5 et 10 € (remboursée à 65% par l’Assurance Maladie, si elle est prescrite par un médecin ou une sage-femme). Elle peut être aussi délivrée dans les centres de planification familiale, dans les collèges et les lycées par les infirmières scolaires, ainsi que par les services de médecine préventive pour les étudiantes.

Ellaone® est délivrée uniquement sur prescription d’un médecin ou d’une sage-femme, en pharmacie et dans les centres de planification familiale. Elle est remboursée à 65% par l’Assurance Maladie.

Le stérilet…

Bien que moins connue, cette méthode est aussi efficace.


Le dispositif intra-utérin en cuivre (stérilet) doit être posé par un médecin dans les cinq jours maximum suivant le rapport sexuel à risque.


Il n’y a pas blocage de l’ovulation, mais l’oeuf fécondé ne peut pas se fixer dans l’utérus.


Une fois posé, le stérilet peut éventuellement être laissé en place et servir de contraception régulière. Votre médecin évaluera la possibilité d’utiliser ce moyen contraceptif, en fonction des contre-indications éventuelles.

Attention !

Quelle que soit la méthode utilisée, la contraception d’urgence ne protège pas contre les IST (infections sexuellement transmissibles), comme le SIDA, la chlamydiae, l’herpès, l’hépatite ou autres.


En cas de rapport non protégé, si en plus du risque de grossesse vous pensez avoir été éventuellement contaminée, consultez un médecin ou une sage-femme sans tarder !


Cela vous permettra aussi de choisir avec eux le mode de contraception le plus adapté à votre cas, sans oublier que le préservatif reste la seule solution pour éviter les IST.

Vous souhaitez plus d’infos ?

Attention ! Le recours à la “pilule du lendemain”, ou au stérilet inséré en urgence, doit rester occasionnel. Le risque de grossesse n’est pas écarté à 100%, et ces méthodes ne sauraient remplacer une contraception régulière associée à un suivi médical. Mais si un “accident” survient, pensez-y tarder !


Dr Alain Batarec (Médecin Généraliste)


Sources : www.cngof.asso.fr - www.has-sante.fr - www.ameli-sante.fr

Mise à jour le Mercredi, 19 Mars 2014 11:00