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La grossesse, ça se prépare !

La grossesse, ça se prépare

Vous souhaitez avoir un bébé ? Mieux vaut mettre toutes les chances de votre côté… “Booster” votre fertilité et mener au mieux votre grossesse, c’est possible ! A condition d’adopter les bons réflexes, le plus tôt possible. Raison pour laquelle se développent, depuis quelques années, les consultations préconceptionnelles : pensez-y !

Faites l’amour au bon moment !

La période de fertilité ne dure environ que 48 heures chaque mois, entre 4 jours avant l’ovulation et 2 jours après : il faut viser juste !

 

N’hésitez pas à tenir un calendrier menstruel. Le 1er jour des règles correspond au 1er jour du cycle. Et si celui-ci dure 28 jours, l’ovulation survient généralement au 14ème jour.

 

Vous pouvez aussi vous aider d’un test d’ovulation, en vente en pharmacie et à réaliser chez vous sur les premières urines du matin.

 

Lors des rapports, évitez l’usage des lubrifiants (y compris la salive), car ils peuvent diminuer la mobilité des spermatozoïdes et les endommager.

Surveillez votre alimentation !

Habituez-vous à manger de façon saine et équilibrée, en privilégiant, si possible, les produits bio.

 

Consommez des produits riches en oméga 3, comme les noix, certaines huiles (lin, noix, colza…) et les poissons gras (thon, saumon, thon, maquereau, hareng, sardine, anchois…).

 

Faites le plein de calcium, car votre bébé en aura besoin et une carence vous exposerait au risque d’hypertension artérielle sévère. Chaque jour prenez trois laitages et buvez de l’eau minérale riche en calcium (Hépar, Contrex, Quézac…).

 

Limitez-vous par contre à un seul produit par jour à base de soja : des études suggèrent qu’en manger plus pourrait entraîner des problèmes hormonaux chez l’enfant.

 

Ne dépassez pas deux ou trois tasses de café par jour : certaines études montrent qu’une consommation excessive augmenterait le risque de fausse-couche. Et n’oubliez pas que le thé et certains sodas contiennent aussi de la caféine !

 

Evitez les édulcorants, comme l’Aspartame, en raison du risque d’accouchement prématuré souligné par des études récentes.

 

Et contrôlez votre poids : aussi bien l’obésité que la maigreur peuvent nuire à la fertilité. Mais ne faites pas de régime draconien et suivez les règles diététiques de votre médecin !

Prenez de la vitamine B9 !

Le spina bifida (malformation de la colonne vertébrale et de la moelle épinière, appelée aussi défaut de fermeture du tube neural) est clairement associé à un déficit en vitamine B9 (appelée aussi acide folique).

 

Il en est très probablement de même pour d’autres malformations congénitales : cardiopathies, anomalies des voies urinaires ou fentes palatines.

 

Cette vitamine diminuerait aussi le risque d’accouchement prématuré.

 

Elle est donc indispensable !

 

Mais la supplémentation en vitamine B9 ne peut être pleinement efficace que si elle est commencée au cours des 4 semaines précédant la conception, et poursuivie pendant les 8 à 12 premières semaines de grossesse.

 

Plusieurs spécialités existent en pharmacie (comprimés, gélules…) : votre médecin vous précisera la dose et la durée du traitement sur son ordonnance.

 

Attention : ne faites pas d’automédication, même avec des compléments alimentaires ou complexes vitaminiques en apparence anodins !

 

Sachez aussi que certains aliments sont particulièrement riches en vitamine B9 : les légumes verts (épinard, brocoli, cresson, endive, mâche, laitue, oseille, avocat, artichaut, courgette, haricot vert, petit pois…), les fruits rouges (fraise, framboise, cerise…), les bananes, les kiwis, les lentilles, les pois chiches, les oeufs, les fromages affinés (camembert, brie, chèvre, bleu…), le fromage blanc, etc…

Mais le fait d’en consommer ne vous dispense pas du traitement !

Arrêtez de fumer !

Plus on fume, moins on est fertile ! Sans compter les conséquences néfastes pour la santé en général… Votre projet de grossesse doit donc vous motiver pour écraser définitivement votre dernière cigarette !

 

D’autant que vous faites courir des risques majeurs à votre enfant : le tabac favorise notamment les grossesses extra-utérines, les carences en iode, les problèmes au niveau du placenta, la prématurité, la réduction du poids de naissance et la mort subite du nourrisson.

 

Sachez aussi que les boissons alcoolisées peuvent aussi perturber l’ovulation : mieux vaut donc arrêter au moins un mois avant la conception. Et de toutes les manières, une fois enceinte vous ne devrez plus boire une seule goutte d’alcool, en raison des conséquences graves pour le bébé.

Evitez les produits toxiques !

Attention, de nombreux produits (cosmétiques, parfums, shampoings, peintures, colles, boîtes en plastiques…) contiennent des perturbateurs endocriniens (phtalates, parabens, bisphénol A….) !

 

Pour vous limiter les risques, quelques précautions s’imposent…

  • Vérifiez les étiquettes sur tous les produits que vous achetez.
  • Privilégiez les aliments et cosmétiques bio.
  • Choisissez plutôt des récipients en verre pour conserver la nourriture.
  • Protégez-vous en cas d’exposition sur votre lieu de travail.
  • Evitez de rénover vous-même votre appartement, et aérez-le tous les jours !

Gérez votre stress !

Le stress au travail ou à la maison, l’impatience (voire l’obsession) d’être enceinte ou au contraire l’angoisse de devenir mère, peuvent avoir un impact négatif sur la fertilité.

 

Essayez de limiter les facteurs de stress, de vous réserver des moments de détente, et de pratiquer une activité physique, du yoga ou des séances de relaxation.

Pensez à la consultation préconceptionnelle !

L’idéal est de programmer cette consultation avant l’arrêt de la contraception de façon à laisser du temps, si besoin, pour réaliser des examens complémentaires, prendre un avis spécialisé et démarrer les traitements adaptés.

 

Lors de l’entretien et de l’examen clinique votre médecin aura six objectifs majeurs…

 

Evaluer : vos antécédents médicaux, votre mode de vie et les éventuels risques liés à l’âge.

 

Dépister : les maladies chroniques (diabète, hypertension, problèmes thyroïdiens…), les facteurs génétiques et les fragilités psychologiques.

 

Prévenir : en faisant le point sur votre immunisation contre certaines maladies (rubéole, toxoplasmose…), en dépistant selon le contexte des maladies spécifiques (VIH, hépatite…), et en vérifiant les traitements que vous prenez régulièrement (certains étant contre-indiqués pendant la grossesse).

 

Accompagner : notamment en cas d’addictions, de difficultés socio-économiques ou de conditions de travail pénibles.

 

Informer : tant sur le plan médical, qu’administratif ou pratique.

 

Prescrire : la vitamine B9 (indispensable, n’oubliez pas !), d’autres nutriments (fer, calcium…) en cas de carence, voire des traitements spécifiques pour une pathologie préexistante ou dépistée lors de la consultation.

Et que conseiller au futur papa ?

Les spermatozoïdes n’apprécient pas la chaleur : votre conjoint doit donc éviter les jeans trop serrés, les bains brûlants, le sauna et l’ordinateur posé sur les cuisses.

 

Si une activité physique régulière est bonne pour la santé et la fertilité, attention aux excès : les grands sportifs ont souvent de mauvais spermogrammes !

 

Le tabac, l’alcool, les drogues et le surpoids auraient aussi un effet négatif sur la qualité du sperme : c’est le moment ou jamais de prendre de bonnes résolutions !

 

Une alimentation saine, variée et équilibrée est aussi vivement conseillée. L’abus de graisses saturées (charcuteries, chips, viennoiseries…) pourrait affecter la qualité du sperme. Par contre, il faut privilégier la consommation de produits riches en oméga 3, comme les noix, certaines huiles (lin, noix, colza…) et les poissons gras (thon, saumon, thon, maquereau, hareng, sardine, anchois…). Cinq fruits et légumes par jour permettent de faire le plein de vitamines et antioxydants. Et si votre compagnon aime les huitres, il pourra se recharger en zinc, oligo-élément essentiel à la vivacité de ses spermatozoïdes !

 

Les polluants (phtalates, pesticides, solvants, bisphénol A…) risquent aussi de perturber le système hormonal masculin : en cas d’exposition sur le lieu de travail , des précautions s’imposent.

 

Le futur papa doit aussi limiter le stress au maximum et veiller à dormir suffisamment.

 

Attention enfin aux infections sexuellement transmissibles (IST), cause majeure de stérilité, aussi bien chez l’homme que chez la femme…

Faire un bébé est la chose la plus naturelle qui soit, mais cela se prépare… Parlez-en dès que possible à votre médecin et suivez ses conseils ! Vous augmenterez vos chances d’être enceinte rapidement et vivrez au mieux votre grossesse.

 

 

Dr Alain Batarec (Médecin Généraliste)

 

Sources : www.academie-medecine.fr - www.cngof.asso.fr - www.inserm.fr - www.medecine.univ-paris5.fr - www.has-sante.fr - www.mayoclinic.com

Mise à jour le Lundi, 28 Janvier 2013 08:27