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Les grossesses tardives

grossesse tardive

Etudes longues, investissement professionnel, difficultés d'installation et évolution du mode de vie amènent de plus en plus de femmes à repousser leur projet de maternité. Et pas une semaine sans qu'un magazine "people" ne glorifie une star enceinte après 40 ans ! Mais attention : malgré les progrès de la médecine, une grossesse tardive expose à des difficultés et des risques à ne pas négliger...

Une baisse inéluctable de la fertilité avec l'âge…

Les années passant, le premier problème qui peut se poser est de ne pas réussir à devenir mère, en raison d'une forte baisse de la fertilité après 35 ans.


A 25 ans, la probabilité d'être enceinte est d'environ 25% à chaque cycle. A 35 ans, elle chute à 12%. A 40 ans, elle ne dépasse pas 8%. Et à 45 ans, les chances sont quasiment nulles.


95 % des femmes de 30 ans qui désirent avoir un enfant y parviendront (avec ou sans assistance médicale à la procréation). Mais à 40 ans, 2 sur 3 seulement réaliseront leur rêve.


Au fil du temps les ovaires "vieillissent", et la présence de règles n'est pas synonyme de grossesse possible. Il faut pour cela qu'il y ait une ovulation et que l'état des ovules permette une fécondation.


Par contre, même après 50 ou 60 ans, l'utérus peut abriter un embryon, grâce à un don d'ovocyte, mais se posent alors d'autres problèmes médicaux, mais aussi éthiques. Les spécialistes conseillent aux femmes de plus de 35 ans, ayant un désir d'enfant, de consulter leur gynécologue le plus précocement possible, pour évaluer les éventuelles difficultés.


Cependant, entre 35 et 40 ans, même si la fertilité diminue, une grossesse ne pose généralement pas de problème majeur. Par contre, au-delà de 40 ans, la situation est bien plus complexe et les risques augmentent notablement avec l'âge.


En cas d'infertilité, plusieurs solutions s'offrent aux couples dans le cadre d'une assistance médicale à la procréation.


La stimulation ovarienne permet d'améliorer l'ovulation grâce à un traitement hormonal, en sachant que cette technique favorise la survenue d'une grossesse multiple.


L'insémination artificielle consiste à déposer des spermatozoïdes "préparés" directement dans l'utérus, le jour de l'ovulation.


La fécondation in vitro (FIV) met en contact en dehors de l'organisme féminin, un ovule et un spermatozoïde préalablement sélectionnés, puis l'embryon ainsi obtenu est replacé dans l'utérus.


L'injection intracytoplasmique du spermatozoïde (ICSI) nécessite d'injecter le spermatozoïde directement dans l'ovule, et de réintroduire ensuite l'embryon dans l'utérus.


Enfin, une femme peut aussi concevoir un enfant grâce au don d'ovocyte : celui-ci, qui provient d'une donneuse, est fécondé par le sperme du conjoint en dehors de l'organisme, puis l'embryon est installé dans l'utérus.

Des risques pour la future maman et le bébé...

Chez la maman, des problèmes se rencontrent plus fréquemment après 40 ans : notamment, l'hypertension, le diabète, les fibromes et les hémorragies, avec des complications pouvant être sévères.


Le risque de mortalité maternelle, lors de l'accouchement, augmente aussi avec l'âge. Et indépendamment de toute complication, la fatigue occasionnée par la grossesse se fait beaucoup plus sentir.


Chez le foetus, les risques de malformations, en particulier la trisomie 21, sont beaucoup plus élevés. Le dépistage, proposé systématiquement après 38 ans, permet d'éviter d'avoir un bébé atteint, à condition que la future mère soit prête à accepter une interruption médicale de grossesse, jamais facile à vivre.


Les fausses couches, les accouchements prématurés et les nouveaux-nés de faible poids sont aussi plus fréquents lors des grossesses tardives.

Des précautions indispensables…

Avant même la conception (le plus tôt possible !), une "préparation physique" est vivement conseillée : arrêter le tabac et les drogues, diminuer la consommation d'alcool (et plus une goutte pendant la grossesse !), limiter la prise de médicaments (en accord avec le médecin !), perdre du poids (si nécessaire…), pratiquer une activité physique régulière, apprendre à se ménager et à gérer son stress.


Les recommandations visant à avoir une "hygiène de vie" optimale, préconisées à toutes les femmes enceintes, doivent être suivies, a fortiori, en cas de grossesse tardive.


Enfin, une surveillance médicale étroite (consultations, échographies, examens de laboratoire…), et le choix d'une maternité de niveau adapté, permettent de limiter les risques au maximum, de bien vivre la grossesse et d'aborder l'accouchement en toute sécurité.

"Un enfant quand je veux !", ce slogan des années 70 mettait en avant la liberté offerte aux femmes par la pilule pour éviter les grossesses non désirées. De nos jours, l'appliquer au désir tardif d'avoir un enfant, sans en fixer les limites, ne semble pas raisonnable pour la majorité des spécialistes. Le bonheur d'être enceinte après 40 ans ne doit pas faire oublier les problèmes éventuels...



Dr Alain Batarec (Médecin Généraliste)



Sources : www.uvp5.univ-paris5.fr - www.cngof.asso.fr - www.has-sante.fr

Mise à jour le Mercredi, 18 Mai 2011 08:59
 
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