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Les alternatives à la péridurale

alternatives à la peridurale

Si vous ne souhaitez pas de péridurale ou quand celle-ci n'est pas réalisable, d'autres moyens existent pour lutter contre la douleur lors de l'accouchement. Parfois utilisées aussi en complément, ces méthodes alternatives apportent un soulagement certain, mais aucune ne rivalise d'efficacité avec l'anesthésie…

Les méthodes médicamenteuses

Administrés sous le contrôle du médecin anesthésiste, par inhalation ou en perfusion, deux types de produits permettent d'atténuer les douleurs.

Le protoxyde d'azote

Ce gaz, mélangé à de l'oxygène, est administré par un masque : cette technique est sans danger pour la maman et pour le bébé.

Le masque est appliqué sur le visage juste avant la contraction et le mélange gazeux est inhalé pendant toute sa durée. A la fin de chaque contraction le masque est retiré jusqu'à la suivante.

Il ne s'agit pas d'un anesthésique : vous ne risquez donc pas de vous endormir !

Par contre, une sensation d'euphorie ou d'ivresse peut exister, d'où son nom populaire de gaz hilarant !

La morphine

La PCA (Patient Controlled Analgesia) est une méthode qui vous permet d'activer une pompe à morphine, en appuyant sur un bouton, à chaque fois que vous avez mal : une petite quantité est alors injectée par voie intraveineuse.

Les réglages de l'appareil permettent d'éviter tout surdosage.

Les produits utilisés ont une durée d'action très courte pour ne pas nuire au bébé.

Les séances de préparation à la naissance

Outre les informations et autres apprentissages, elles permettent à la future maman d'acquérir des techniques qui l'aideront à maîtriser la douleur, le stress et la fatigue lors de l'accouchement.


7 séances sont prévues : individuelles ou en groupe, adaptées aux stades de la grossesse et aux besoins de chaque femme enceinte.


De nombreuses méthodes, plus ou moins éprouvées, existent : généralement basées sur le contrôle de la respiration, elles sont aussi utiles en complément à la péridurale ou aux méthodes médicamenteuses précédemment décrites.

La préparation classique

C'est la plus pratiquée en France : une large majorité des maternités la propose. Elle est l'héritière des toutes premières techniques d'accouchement sans douleur (psychoprophylaxie obstétricale).

Elle repose sur quatre principes de base : l'information, la relaxation, la gymnastique douce et la respiration.

Elle ne prétend pas supprimer complètement les douleurs, mais associée ou non à la péridurale elle se révèle utile, tant sur le plan physique que psychologique.

La préparation en piscine

Elle comprend principalement un travail sur le souffle, très utile lors de l'accouchement.

Elle permet aussi de prévenir ou soulager les douleurs lombaires, la fatigue ou le stress.

Elle est souvent proposée en complément à d'autres techniques.

Quant à l'accouchement dans l'eau tiède, assez peu pratiqué en France, il permet de relaxer la maman, de détendre les muscles, de faciliter la dilatation du col et d'atténuer les douleurs des contractions.

La sophrologie

Elle consiste en un apprentissage de la relaxation, par une maîtrise de la respiration et un relâchement musculaire progressif, accompagné d'une visualisation positive de l'arrivée du bébé.
L'objectif pour la future maman est de mieux gérer son stress lors de l'accouchement, tout en "oubliant" les douleurs au profit de sensations plus agréables.

L'haptonomie

Le toucher est au coeur de cette approche qui vise à approfondir les liens affectifs entre la mère, l'enfant et le père.
La femme enceinte sent son bébé bouger plus tôt : elle peut lui demander de se déplacer et le bercer de l'intérieur.
Au moment de la naissance, elle peut ainsi le placer dans un axe adéquat pour faciliter le travail et soulager la douleur.

Le yoga

Cette pratique indienne séculaire conduit à l'harmonie du corps et de l'esprit. Elle est basée sur la respiration consciente et les postures.
Elle apporte une aide lors de l'accouchement (préparation du périnée et action sur les contractions) et permet de mieux maîtriser les douleurs et le stress.

Le chant prénatal

Cette méthode repose, comme son nom l'indique, sur le chant.
Le travail sur le souffle se révèle très utile lors de l'accouchement, en sachant que la production de sons graves abaisse le seuil de la douleur.

L'hypnose

Une préparation bien spécifique s'impose pendant la grossesse : pas d'improvisation le jour J ! La future maman devra savoir s'hypnotiser elle-même lors de l'accouchement.
Cette technique, assez peu employée, ne plonge pas dans un sommeil profond, mais "déconnecte" la future maman pour diminuer l'anxiété et les douleurs.

Les médecines douces

L'acupuncture

Pendant la grossesse, les séances commencent généralement vers le 5ème mois et sont réalisées par un médecin ou une sage-femme spécialement formés.

L'acupuncture intervient principalement dans la préparation du col de l'utérus et le contrôle de sa dilatation.

Elle permet aussi de préparer le périnée et de diminuer l'appréhension à l'approche de l'arrivée de bébé.

En salle d'accouchement, l'acupuncture peut être utilisée à tout moment, en complément de la prise en charge habituelle.

Son efficacité est notamment reconnue pour réduire la durée du travail, diminuer les douleurs, régulariser les contractions utérines, aider la descente du foetus et traiter les dystocies cervicales (col trop rigide) ou dynamiques (contractions anormales).

L'acupuncture agit aussi sur l'assouplissement du périnée (limitant ainsi les déchirures) et participe au relâchement de la future maman.

Enfin, la stimulation de certains points permettrait de faciliter le décollement du placenta et d'écourter la délivrance.

L'homéopathie

Le traitement homéopathique, prescrit en fin de grossesse, a pour but de diminuer le stress, d'assouplir le col de l'utérus, de faciliter sa dilatation et de réduire le temps de travail.

L'ostéopathie

Par son travail spécifique pendant la grossesse, l'ostéopathe vérifie, et rétablit si nécessaire, la bonne mobilité du bassin et de la colonne vertébrale. Dans certains cas, il peut aussi agir sur la tonicité du périnée, le positionnement du bébé ou les spasmes utérins.

Si vous désirez accoucher "naturellement" et si aucune contrainte médicale n'impose une anesthésie, les méthodes "douces" vous aideront sans aucun doute. Mais n'oubliez pas : la consultation d'anesthésie reste néanmoins obligatoire à la fin du 8ème mois, au cas où une complication imprévue, lors de l'arrivée de bébé, nécessiterait de vous endormir…


Dr Alain Batarec (Médecin Généraliste)



Sources : www.sfar.org - www.alrf.asso.fr - www.syngof.fr - www.cngof.asso.fr - www.has-sante.fr - www.gera.fr - www.smb-fr.com - www.sfdo.info

Mise à jour le Jeudi, 20 Janvier 2011 06:32
 
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